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    - Chelydra serpentina

                  
Chelydra serpentina

La tortue hargneuse se rencontre dans diverses régions des états unis, en fonction des sous espèces rencontrées. Sa carapace atteint une taille de 50 centimètres, et un mètre en considérant la queue et la tête. Les jeunes sont sombres et présentent une carapace rugueuse qui deviendra plus lisse avec l’âge. La couleur varie du noir au marron, en passant par le vert olive et le plastron, très réduit est de couleur jaunâtre et ponctué de noir. La tête est très large, pourvue de mâchoires puissantes et acérées, plus claires, aux rebords jaunes ou crèmes Les yeux se trouvent vers le haut de la tête. Sur la langue, on remarque également un canal par lequel la tortue exhale l’air. Chez Chelydra serpentina, le cou est très long, environ la moitié de la carapace, il est également couvert de tubercules.



La chelydra est une tortue très active et chasseuse. Son cou lui permet d’attaquer les poissons rapidement mais aussi de se défendre contre de possibles prédateurs. Elle devient très agressive hors de l’eau et n’hésite pas à attaquer l’homme pour se défendre. Les pattes sont très fortes, larges, lourdes et munies de griffes puissantes qui lui permettent de se déplacer sous l’eau comme sur terre mais aussi de déchirer ses proies. La queue est large, épaisse, longée d’aspérités prononcées qui donnent un aspect « dinosaure ». On qualifie parfois les Chelydridés de fossiles vivants.


En ce qui concerne l’identification des sous espèces de Chelydra ; Chelydra serpentina osceola est proche de Chelydra serpentina rossignoni ; et Chelydra serpentina serpentina ressemble plus spécifiquement à Chelydra serpentina acutirostris. Chelydra serpentina osceola possède un cou plus musclé que Chelydra serpentina serpentina, couvert d’aspérités. La tête est plus claire et la mâchoire striée de noir.

Chelydra serpentina osceola et Chelydra serpentina serpentina
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Mâles et femelles ont sensiblement la même taille, même si les mâles sont plus gros. La différenciation de sexe est visible sur des individus d’une vingtaine de centimètres. La queue des mâles est plus longue, large et le cloaque est éloigné de la base. Le plastron est également plus petit et le lien entre celui-ci et le corps de la tortue est fin, probablement pour faciliter la prise du mâle sur la carapace de la femelle durant l’accouplement. Pour les femelles, la queue est donc plus courte, légèrement plus fine et le cloaque proche de la base. Cette tortue a su s’adapter aux eaux douces comme saumâtres, fleuves, rivière, lacs, canaux, étangs…


Elles apprécient les eaux riches en plantes pour s’y cacher, enfouies et dissimulées aux yeux des proies. Au passage de l’une d’entre elles, la Chelydra détend brusquement son cou pour s’en saisir. Elles se nourrissent surtout de poissons et de crustacés, mais sont extrêmement voraces. La nuit, elles sortent de l’eau et n’hésitent pas à chasser tout animal qui croise leur chemin. Leur large gueule et leur cou apte à se distendre leur permet d’avaler de grosses proies. La charogne les attire également ainsi que les végétaux qu’elles consomment en plus ou moins grande quantité.

Les tortues hargneuses sont particulièrement agressives et n’hésitent donc pas à attaquer l’homme. Leurs mâchoires sont faites pour trancher et si une jeune tortue peut infliger une simple blessure, un spécimen adulte peut aisément couper des doigts. Ces tortues, effrayées, libèrent également une odeur particulière par leur cloaque ; mais cette habitude disparaît chez les spécimens maintenus et élevés en captivité. Par ailleurs, les Chelydra serpentina sont des tortues timides, et surprises au bord de l’eau, elles chercheront à plonger pour se dissimuler. La morsure de la chelydra n’est pas due à une réaction d’agression délibérée envers l’homme, mais il s’agit d’une défense. Néanmoins leur rapidité d’attaque est très surprenante, et elles peuvent avaler goulûment plusieurs poissons entiers à la suite.

Ces tortues sont particulièrement résistantes au froid. Selon le Guide du Terrarium de Gilbert MATZ, des spécimens ont pu être observés se déplaçant sous la glace. Néanmoins, elles se plongent généralement en hibernation d’Octobre à Mars en s’enfonçant sous la vase. La croissance est particulièrement rapide durant les deux premières années de vie de la tortue, jusqu’à ce qu’elle atteigne une quinzaine de centimètres, puis le rythme ralenti légèrement jusqu’à atteindre trente cinq centimètres en plusieurs années. La taille ne peut déterminer avec précision l’âge de la tortue. Certaines Chelydras, élevées dans un environnement similaire, grandiront plus vite que d’autres. Elles peuvent atteindre une cinquantaine de centimètres pour un poids de 40 kilos à l’âge adulte. Il semble que la tortue hargneuse de Floride - Chelydra serpentina osceola – devienne plus large que les autres sous espèces.

La longévité de ces tortues est moins importante que pour Macroclemys temminkii. Les spécimens atteignent généralement une cinquantaine d’années en captivité, et une trentaine dans la nature. Il faut considérer dans cette moyenne que les jeunes issus des pontes en milieu naturel sont exposés à de nombreux prédateurs et animaux ; mais aussi à l’homme qui commercialise les tortues à travers le monde pour leur carapace, ou simplement pour en faire de la nourriture. Leur voracité leur vaut également une mauvaise réputation, et elles sont détruites en masses et à outrance pour qu’elles ne déciment pas les populations poissonnières des points d’eau.

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